Remise des attestations et conclusion sur la formation.

Vedette

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Notre expérience est-elle viable ?

L’expérience a démarré avec une session de formation organisée par le Syndicat National des Journalistes et l’Institut Panos (Projet subventionné par l’Union européenne) pendant cinq jours en février dernier sur la couverture du débat politique et s’est étalée sur quatre mois qui ont vu la tenue de six réunions  du comité de rédaction pour définir les sujets, les domaines et les rédacteurs et pour aboutir au sixième et dernier numéro dans un nouveau type de journalisme : « le journalisme citoyen » qui contribue à l’édification de la société démocratique alors que la Tunisie vit une étape se caractérisant par une liberté de presse jamais connue auparavant.

Le journalisme citoyen aborde des thèmes et des problèmes propres à lui qui ne sont pas traités  par les médias conventionnels officiels et privés parce qu’il n’oblige pas ses journalistes à suivre une ligne éditoriale spécifique qui répond aux objectifs définis par ses fondateurs ou ses sponsors (bailleurs de fonds) ni à la conjoncture ou aux tractations politiques et par conséquent ce genre de journalisme peut être à la tête du journalisme indépendant puisqu’il est à priori exempt de toute contrainte exogène et de tout intérêt endogène.

Divers numéros du JDC

Il s’agit, en effet, d’un espace dans lequel le citoyen journaliste s’entraine à rédiger des informations détaillées et à les publier  parce qu’il ne peut le faire dans d’autres médias même les médias amateurs et volontaires.

Le cumul du savoir-faire  et de l’expérience sur le terrain donne son sens au journalisme citoyen et beaucoup de crédibilité dans le cadre de la société civile.

Lors de cette session, les participants ont produit 6 numéros :

–       le premier numéro a porté sur divers sujets dont le débat politique, le travail syndical et l’Assemblée Nationale Constituante

–       le numéro deux s’est occupé d’un mouvement politico-religieux intrus en Tunisie, de la célébration de la journée mondiale de la femme, de la justice transitionnelle et de la formation professionnelle

–       le troisième numéro est varié et a couvert le cinéma de l’enfant, le travail associatif et les différentes expressions utilisées par une tranche de la société tunisienne sur les murs et la liberté d’expression ainsi que  les possibilités de son bâillonnement.

Attestation de formation SNJT-IPP.

L’équipe a convenu ensuite de consacrer le 4ème numéro à  l’intérieur du pays sous le titre « régions » et a couvert la situation sanitaire à Mashrek Chems dans le gouvernorat de Kasserine, le volontariat chez les médecins et l’effort de développement consenti par la société civile, la situation du tourisme dans une ville tunisienne et l’agriculture et le commerce à Djerba sous l’effet des mutations enregistrées en Lybie.

Les apprenants ont abordé dans le 5ème numéro , réservé aux médias à l’occasion de la journée mondiale de la liberté du journalisme, l’information régionale et les nouvelles stations de radios dans la région du sud ainsi que les défis auxquels la femme journaliste envoyée spéciale dans les régions doit faire face et la conception que se font les femmes journalistes de la justice transitionnelle alors que le 6ème et dernier numéro a été réservé à toutes les catégories de  femmes : la femme membre de l’ANC, la femme qui lutte au quotidien et le rendement économique d’un voile particulier en tant que tenue vestimentaire qui séduit les femmes tunisiennes.

Les apprenants ont concouru pour la production d’une matière journalistique alors que certains parmi eux qui n’avait jamais écrit d’article et ne maîtrisaient pas du tout  la technique de réalisation des informations qu’ils regardent ou entendent dans une quelconque forme de presse par le choix de la manière de l’aborder, la classification des informations et leur valorisation.

Il est donc possible de conclure que la pratique journalistique dans le contexte du journalisme citoyen et de cette session de formation en particulier représente une introduction et une école pour la pratique du journalisme « professionnel » puisqu’elle a couvert tous les aspects de ce métier en commençant par  la déontologie et le choix de l’angle de traitement en passant par le recoupement des informations et l’insertion de photos et leurs légendes pour arriver au travail sur le terrain.

Si Moncef, formateur et Marwa journaliste/stagiaire.

Cette production journalistique peut représenter une base à laquelle on peut recourir notamment dans le contexte de la bataille que vit la Tunisie actuellement sur les médias et leurs contenus et ce parce que le journalisme citoyen est une nouvelle composante pouvant égaler certains autres médias sur différents plans et en mesure de disposer d’une crédibilité que les autres risquent de ne pas avoir à l’image d’une plante qui a besoin d’un peu d’air et d’irrigation même en goutte à goutte.

 Sabah Mahmoudi

Présentation du Journal du Citoyen en vidéo.

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De gauche a droite, Hattab Fazai (journaliste stagiaire), Mahmoudi Sabah (formatrice) et Mongi Aouinet (coordinateur SNJT/IPP)

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) et l’Institut Panos Paris (IPP) ont le plaisir de vous présenter le dernier numéro du Journal du Citoyen.
Ce journal est le fruit de la seconde session de formation de journalistes portant sur la Couverture du Débat Politique en Tunisie.

Créé par des journalistes tunisiens, ce journal a pour objectif d’offrir une couverture médiatique objective, droite et sereine de cette période de transition, décisive dans la vie politique du pays.

Lien vers l’article de Tuniscope :

http://www.tuniscope.com/index.php/article/12508/actualites/tunisie/citoyen-100912